Le Pérouple – Part 1 – 16.-30.05

6 June 2022 2 By louloublog

Départ de Mandor / Departure from Mandor – 16.05

Enfin le départ tant attendu, mais malgré ma hâte de partir de Mandor, j’avoue que quelque chose me donne envie de rester et de ne pas partir en vacances. Bien sûr, Rocky fait partie des raisons de mon mal-être, je ne sais pas s’il sera encore là quand je reviendrai, au vue de la faible surveillance dont il fait l’objet. Mais il y a autre chose.

Je suis censée retrouver Apolline et Clarisse à Aguas Calientes pour fêter l’anniversaire de cette dernière dans l’après-midi. Je décide donc de partir avant le repas du midi, marche jusqu’à Aguas et me plante dans un café pour manger et faire passer un peu le temps. Je flanne dans le marché, appelle des amis, bref le temps passe très lentement.

Vers 15:00, Apolline m’écrit qu’elles arriveront bientôt à la “Boulangerie de Paris”, le café où nous nous sommes donné rendez-vous. J’arrive un peu avant et demande à ce qu’on nous apporte un brownie chaud avec une bougie. Les filles sont arrivées, on a mangé le gâteau et papoter, puis on est allées faire un peu de shopping avant que je n’ai à me diriger vers la station de train pour partir pour Cuzco à 19:30. Arrivée à 23:45. Taxi direction Blacky Hostel et bonne nuit.

Finally the long-awaited departure, but despite my haste to leave Mandor, I admit that something makes me want to stay and not go on vacation. Of course, Rocky is part of the reasons for my discomfort, I do not know if he will still be there when I return, in view of the weak surveillance to which he is subjected. But there is something else.

I am supposed to meet Apolline and Clarisse in Aguas Calientes to celebrate the latter’s birthday in the afternoon. So I decide to leave before lunch, walk to Aguas and plant myself in a café to eat and pass the time a little. I walk around the market, call friends, in short time passes very slowly.

Around 15:00, Apolline writes to me that they will soon arrive at the “Boulangerie de Paris”, the café where we met. I arrive a little earlier and ask that we be brought a warm brownie with a candle. The girls arrived, we ate the cake and chatted, then went shopping before I had to head to the train station to leave for Cuzco at 19:30. Check-in at 23:45. Taxi to Blacky Hostel and good night.

Une journée bien tranquille / a very quiet day – 17.05

Pour bien commencer ces vacances, je me réveille avec un rhume carabiné (que j’avais avant), mal de tête et envie de vomir… Yes ! Je décidé de me planter dans un café et de ne plus rien faire de la journée. J’ai un bus pour Puno le soir même vers 20:45. Je passe donc le plus claire de la journée ai café. Je fais aussi un repérage de prix pour les cadeaux et souvenirs que je souhaite ramener en Europe. Je suis donc également allée au marché artisanal où j’ai réessayé de manger de l’Alpaca, mais j’aime toujours pas ça. Puis retour au café pour ne rien faire de plus. (Ah si ! J’ai goûté le tiramisu au Lucuma, une tuerie !) Après avoir acheté quelque chose à manger pour le soir, je suis retournée au Blacky pour attendre l’heure de mon bus.
Départ à 20:45, arrivée à Puno à 5:25.

To start this holiday, I wake up with a rifle cold (which I had before), headache and desire to vomit… Yes! I decide to plant myself in a café and not to do anything during the day. I have a bus to Puno the same evening around 20:45. So I spend the clearest of the day with coffee. I also do a price scouting for gifts and souvenirs that I want to bring back to Europe. So I also went to the craft market where I tried to eat Alpaca again, but I still don’t like it. Then back to the café to do nothing more. (Oh yes! I tasted the tiramisu with Lucuma, a killing!) After buying qqc to eat for the evening, I went back to the Blacky to wait for my bus time.
Departure at 20:45, arrival at Puno at 5:25.

Arrivée à Puno / Arrival in Puno – 18.05

Heureusement que certains hotel ont une réception 24h/24 ! Arriver dans une nouvelle ville à 5:15 (eh oui ! On est arrivé en avance !) Et se retrouver coincé devant l’hotel dans une rue glauque, non merci.
Heureusement pas de ca ici ! J’ai pu rentrer dans l’hotel et attendre sur un canapé pendant près de 5 heures qu’ils daignent me donner mon lit.
Dans cet hôtel, je rencontre un gars allemand qui avait été client de Mandor et avec qui j’avais parlé du voyage actuellement en cours, on a donc discuté un peu avant qu’il ne parte pour une excursion.

Comme je n’avais pas vraiment dormi dans le bus, je m’écroule sur mon lit de dortoir pour dormir jusqu’à ~11:00. En me réveillant, je rencontre Laurine, ma compagne de chambre suisse qui, elle aussi, va faire le tour de 2 jours sur le lac Titicaca. On a discuté jusqu’au soir et elle s’est révélée être un excellente compagne de voyage puisqu’elle a fait quelque chose de rare : elle m’a laissé de l’eau chaude pour la douche ! Ca paraît normal, bin ici ça l’est pas !

Fortunately, some hotels have a 24-hour reception! Arriving in a new city at 5:15 (yes! We arrived early!) And to find yourself stuck in front of the hotel in a gloomy street, no thanks.
Fortunately no such thing here! I was able to enter the hotel and wait on a sofa for almost 5 hours for them to deign to give me my bed.

In this hotel, I meet a German guy who had been a customer of Mandor and with whom I had talked about the trip currently underway, so we talked a little before he left for an excursion.

Since I hadn’t really slept on the bus, I collapsed on my dorm bed to sleep until ~11:00. When I wake up, I meet Laurine, my Swiss roommate who is also going on a 2-day tour on Lake Titicaca. We talked until the evening and she turned out to be an excellent travel companion since she did something rare: she left me hot water for the shower! It seems normal, well, here it’s not !

Tour sur le lac Titicaca – Ile 1: Uros/ Tour on the Titicaca lake – Island 1: Uros – 19.05

Réveil vers 6:00, petit déj et départ pour le lac Titicaca à 7:45 ! De cet hotel, nous sommes 5 et tous français/francophones ! Nous prenons un colectivo jusqu’au port. Le guide nous mène dans un bateau-bus et c’est parti ! Il commence les explications à propos du lac, des îles et des communautés vivant sur le lac.

En effet, le lac Titicaca est le plus grand lac d’Amérique du Sud (8562 km²) et la surface navigable la plus haute du monde (3636m d’altitude). Il est partagé entre le Pérou et la Bolivie à 60%-40% et a la forme d’un puma, ce qui lui donne son nom de Titikaka (Puma gris). Le lac est divisé en 3 parties: la crique de Puno, le petit lac et le grand lac. Dans la crique de Puno, une 100 d’îles flottent en cercle, ils vivent de ce qu’ils ont: poissons, oiseaux et toto. Pour le reste, les habitants des îles troquent avec la terre ferme.

Nous sommes allés sur l’île des Uros. Une communauté de 5 familles, soit 22 personnes. Le président de l’île (qui change tous les ans) nous accueille et nous explique comment construire une île flottante et comment se passe la vie en communauté.

Tuto île flottante façon Titicaca :

Construction : entre 8 mois et 1 an

Vous aurez besoin de:

  • Toto (racine +tige)
  • pique ou scie
  • piquets d’eucalyptus
  • Cordes

Étape 1: Attendre la saison des pluies pour que les racines de Toto remontent à la surface et couper des petits carrés avec une pique ou une scie.

Étape 2: planter les piquets d’eucalyptus dans chaque bloc et les relier avec une corde solide que vous avez troqué lors de votre dernier voyage sur la terre ferme

Étape 3: Attendre que les racines repoussent entre elles et solidifient la base de votre île, puis recouvrir de couches de tiges de Toto en laissant sécher 1 semaine entre chaque couche.

Étape 4: Créer des surélévations avec du toto pour mettre vos maisons dessus.

Maintenance de l’île : Remettre des tiges de toto sur la totalité de la surface de l’île pour protéger de l’humidité.

Astuce : Si vous avez un conflit avec un voisin, n’hésitez pas à prendre une scie et à détacher la parcelle du malotru pour l e faire dériver !

Le chef nous explique que chacun doit travailler sur l’île, si quelqu’un ne veut pas travailler, alors l’île n’a plus besoin de lui et ils coupent le terrain pour se séparer des fainéants.

Après il y a d’autres questions : Comment avoir un peu d’intimité alors que les maisons sont en paille et vos voisins à quelques centimètres ? C’est une question légitime !
La réponse : On prend un bateau romantique, bien sûr ! C’est une embarcation réservée aux sorties pas ouverte au publique et aux mariages. Fait en toto et en bouteilles de plastique recyclées, avec une tête de puma à la place de nos traditionnelles sirènes, il faut entre 1 et 2 mois pour en construire un.
Pour la pêche et voyage entre les îles, les Uros utilisent des Mercedes-Benz… Non, c’est pas une blague, c’est le nom qu’ils donnent aux bateaux pouvant soutenir jusqu’à 40 personnes courroné d’ un petit pavillon. Ils sont construits de la même façon que les bateaux romantiques. Pour le troque sur la terre ferme, ils prennent les super modernes bateaux à moteur.

Mercedes-Benz

Pour ce qui est des tâches sur l’île : la chasse d’oiseaux, la pêche et la récolte de toto sont bien-sûr les activités principales. Les hommes s’occupent aussi de construction en tout genre et les femmes fonts des tapiseries (qu’on peu bien-sûr acheter) représentant la vie sur l’île.

Wake up around 6:00, breakfast and departure for Lake Titicaca at 7:45! From this hotel, we are 5 and all French/French speakers! We take a colectivo to the port. The guide takes us in a water bus and off we go! He begins the explanations about the lake, the islands and the communities living on the lake.

Indeed, Lake Titicaca is the largest lake in South America (8562 km²) and the highest navigable surface in the world (3636m above sea level). It is shared between Peru and Bolivia at 60%-40% and has the shape of a puma, which gives it its name titikaka (grey Puma). The lake is divided into 3 parts: Puno Cove, small lake and large lake. In the cove of Puno, a 100 islands float in a circle, they live from what they have: fish, birds and toto. For the rest, the inhabitants of the islands barter with the mainland.

We went to the island of Uros. A community of 5 families, or 22 people. The president of the island (which changes every year) welcomes us and explains how to build a floating island and how life in community goes.

Titicaca floating island tutorial:

Construction: between 8 months and 1 year

You will need:

  • Toto (root + stem)
  • Spade or saw
  • Eucalyptus stakes
  • Strings

Step 1: Wait for the rainy season for the Roots of Toto to rise to the surface and cut small squares with a spade or saw.

Step 2: Plant the eucalyptus stakes in each block and connect them with a sturdy rope that you bartered on your last trip to land

Step 3: Wait for the roots to grow back together and solidify the base of your island, then cover with layers of Toto stems by letting dry for 1 week between each layer.

Step 4: Create elevations with toto to put your homes on it.

Island Maintenance: Return toto rods to the entire surface of the island to protect from moisture.

Tip: If you have a conflict with a neighbor, do not hesitate to take a saw and detach the plot from the malotru to make it drift!

The chief explains to us that everyone has to work on the island, if someone does not want to work, then the island no longer needs him and they cut the land to separate from the slackers.

Then there are other questions: How to have a little privacy when the houses are made of straw and your neighbors a few centimeters away? That’s a legitimate question!


The answer: We take a romantic boat, of course! It is a boat reserved for outings not open to the public and weddings. Made of toto and recycled plastic bottles, with a puma head instead of our traditional mermaids, it takes between 1 and 2 months to build one.

For fishing and travel between the islands, the Uros use Mercedes-Benz… No, it’s not a joke, it’s the name they give to boats that can support up to 40 people crowned with a small flag. They are built in the same way as romantic boats. For the barter on land, they take the super modern motorboats.

Romantic boat

As for the tasks on the island: bird hunting, fishing and toto harvesting are of course the main activities. Men also take care of construction of all kinds and women make upholstery (which can of course be bought) representing life on the island.

Tour sur le lac Titicaca – Ile 2: Amantani/ Tour on the Titicaca lake – Island 2: Amantani – 19.-20.05

L’île d’Amantani est une des plus grandes du lac. Elle abrite une dizaine de communauté qui, chacune leur tour, accueille les touristes dans leur maison. Nous sommes allés dans la communauté d’Osocuyo. Avec Laurine et 3 autres personnes, nous avons été accueillis par Mama Sylvia, Nestor et leur fille de 6 ans, Angie.  Ils nous ont amené à leur maison, nourrit avec (bien entendu) une soupe du riz et des patates, puis nous avons pu nous poser 2 minutes dans nos chambres, avant que Nestor nous emmène au lieu de rendez-vous pour retrouver notre guide et avoir quelques explications supplémentaires à propos de l’île et de ses habitants. Ensuite nous avons pu choisir : Soit monter au temple de Pachatata (Terre-père, 4120m) ou à celui de Pachamama (Terre-mère, 4150m). Chaque année, le 24 février, les habitants de l’île se réunissent pour faire des offrandes dans les 2 temples. Chaque participant se voit accorder 9 feuilles de Coca pour faire 3 vœux (3 pour chaque vœux). En dehors de cette cérémonie, il est possible de faire ses vœux en faisant, pour chaque vœu, un tour autour du temple avec 3 feuilles de coca dans la main, puis coincer lesdites feuilles entre les pierres qui entourent la porte du temple.

J’avoue avoir fait le rituel mais en plusieurs temps et seulement pour un vœu. Mais la vue imprenable m’a quelque peu coupé dans mon élan cérémonieux, mais j’espère que mon vœu se réalisera quand-même. On est restée à peu près une demi-heure à observer une vue apaisante et tellement agréable. Si le calme devait être représenté, ça aurait été par ce paysage. Malheureusement ce fut bientôt l’heure de redescendre et nous rendre au point de rendez-vous. En descendant, nous avons vu le soleil se coucher et nous avons regretter ne pas être restées en haut 10 minutes de plus.

En arrivant en bas de la montagne, vers le point de rendez-vous, une des femmes plus âgées du groupe nous a commandé des cafés et nous avons pu manger … des Snickers !! Et ça, ça fait plaisir ! (Non cet article n’est pas rémunéré par Snickers). Nous avons donc dégusté le tout avant que Nestor ne vienne nous chercher pour le repas du soir, qui s’avère être tout aussi délicieux que celui du midi. Ensuite vers 19 :30 la mère de la famille nous apporte des tenues traditionnelles et nous aide à les enfiler. Vers 20h, nous nous rendons donc tous, joliment vêtue, au gymnase, où un groupe de musique traditionnel et un stand de boisson nous attendent. Nous avons enchainé les danses avec Angie jusqu’à 22h. La pauvre petite se fait alpager de tous les côtés pour prendre des photos avec elle (bon moi aussi j’en ai fait !), alors qu’elle souhaite juste danser et s’amuser avec nous.

The style ine person !

Vers 22h, retour à la maison et dodo.

The island of Amantani is one of the largest in the lake. It is home to a dozen communities that, each in turn, welcome tourists into their homes. We went to the community of Osocuyo. With Laurine and 3 other people, we were welcomed by Mama Sylvia, Nestor and their 6 year old daughter, Angie. They took us to their house, fed with (of course) rice soup and potatoes, then we were able to land 2 minutes in our rooms, before Nestor took us to the meeting place to meet our guide and have some additional explanations about the island and its people. Then we could choose: Either go up to the temple of Pachatata (Father Earth, 4120m) or that of Pachamama (Mother Earth, 4150m).

Every year, on February 24, the inhabitants of the island gather to make offerings in the 2 temples. Each participant is granted 9 Coke leaves to make 3 wishes (3 for each wish). Apart from this ceremony, it is possible to make your vows by making, for each wish, a tour around the temple with 3 coca leaves in your hand, then wedge said leaves between the stones that surround the door of the temple.

I admit to having done the ritual but in several times and only for a wish. But the stunning view cut me off somewhat from my ceremonial momentum, but I hope my wish will come true anyway. We stayed about half an hour observing a soothing and so pleasant view. If calm were to be represented, it would have been by this landscape. Unfortunately it was soon time to go back down and go to the meeting point. On the way down, we saw the sun go down and regretted not staying at the top for another 10 minutes.

Arriving at the bottom of the mountain, towards the meeting point, one of the older women in the group ordered us coffees and we were able to eat… Snickers !! And that’s a pleasure! (No this article is not paid by Snickers). So we tasted it all before Nestor picked us up for the evening meal, which turns out to be just as delicious as the lunch. Then around 19:30 the mother of the family brings us traditional outfits and helps us put them on. Around 8pm, we all go, nicely dressed, to the gym, where a traditional music group and a drink stand are waiting for us.

We continued the dances with Angie until 10pm. The poor little girl gets alpineed on all sides to take pictures with her (well I did too!), while she just wants to dance and have fun with us.

Around 22h, back to the house and sleep.

Tour sur le lac Titicaca – Ile 3: Taquile/ Tour on the Titicaca lake – Island 3: Taquile – 19.-20.05

Le voyage jusqu’à Taquile a duré 2h et s’est dérouler trèèès tranquillement. Musique dans les oreilles et vent dans les cheveux, nous arrivons à l’un des ports de Taquile. Une heure de marche pour rejoindre la place principale de Taquile. Une montée, ma foi, bien agréable avec une vue imprenable sur la cordillère des Andes sur la côte bolivienne et des petites filles censées être à l’école vendant des bracelets sur le bord du chemin. Après près d’une heure, nous sommes arrivés à la place principale et c’est, pour être honnête assez désolant. La place est vide, tout est fermé à part le marché artisane et un petit restaurant sur le côté, et 7 ou 8 hommes effectuent des travaux sur l’ensemble de la place. Après un lapse de temps, pendant lequel nous allons au marché artisanal, une petite troupe arrive sur la place en vêtements traditionnels et des instruments locaux et commence à jouer et à danser devant les touristes, qui après quelques danses, sont invités à rejoindre le groupe. Ce que j’ai fait, bien entendu ! Les danses s’enchainent et se terminent. Danseurs et musiciens repartent et notre groupe se dirige vers le petit restaurant pour que le guide et le propriétaire du restaurant nous expliquent les coutumes de l’île.

Pour se saluer, les habitants de Taquile ne se sert pas la main, on ne se fait pas la bise, mais on … Échange des feuilles de coca ! De sacoche en sacoche pour les hommes et de poche en poche pour les femmes après avoir fait l’échange, on mange les feuilles reçues. Si leur gout est doux, il s’agit d’un ami, si non la relation entre les 2 personnes n’est pas la meilleure.

Sur Taquile, tous les hommes sont des tisserands experts : leur premier travail est sans doute l’un des plus important et c’est …. Un bonnet qui annonce la situation sociale : Célibataire ne recherchant personne, célibataire en quête de partenaire ou marié. Ces bonnets s’appellent des chullos. Et sont également l’échelle du niveau d’expertise des jeunes hommes. À leurs 15 ans, on prend leur bonnet et on les rempli d’eau, s’il laisse passer l’eau c’est que le bonnet est de pauvre qualité, sinon c’est un bon signe, surtout pour les demoiselles, puisque l’homme a le devoir de fabriquer les vêtements de sa femme. S’il est bon tisserand, il sera aussi bon habilleur.

Le bonnet est porté par tous les hommes de l’île. Si la base est colorée et le haut blanc, c’est que l’homme est célibataire. Si la pointe du couvre-chef est mise en arrière, c’est que le propriétaire ne recherche pas de compagne. Les enfants, par exemple, portent le chullo. Comme uniforme mais ne recherche pas de compagne. Si la pointe est à droite, le jeune homme recherche quelqu’un, et si elle est à gauche, alors c’est qu’il a déjà trouvé quelqu’un mais qu’ils ne sont pas encore mariés. Si le bonnet est complétement rouge, alors l’homme est marié. S’il porte un chapeau, c’est un personnage important de la communité, et enfin s’il porte un bonnet coloré et un chapeau, c’est le président de la communauté.

Quand un couple se marie, l’homme doit tisser une ceinture faite à partir des cheveux de bébé des deux futurs époux. Pendant ce temps, la future mariée doit tisser une ceinture rouge avec des dessins représentant tous les éléments qu’elle espère retirer de ce mariage : une famille, un foyer, la foi, la santé … Lors du mariage, les deux parties sont assemblées et l’hommes doit porter la ceinture tous les jours.

Après ce plein d’information, nous avons pu déguster de la truite grillée (délicieuse) et nous avons pu nous remettre en route vers un autre port, de l’autre coté de l’île. En repartant j’ai remarqué que la petite troupe musicale refait le show devant un nouveau groupe de touristes, les travailleurs s’interrompant à chaque nouveau passage. En bref :  tout pour les touristes.

Enfin arrivés au port, retour sur le bateau et 2 heures de trajet jusqu’à Puno. Arrivée vers 16h à l’hôtel où nous attendent quelques surprises !

The journey to Taquile lasted 2 hours and took place very quietly. Music in the ears and wind in the hair, we arrive at one of the ports of Taquile. An hour’s walk to the main square of Taquile. A climb, my faith, very pleasant with a breathtaking view of the Andes mountain range on the Bolivian coast and little girls supposed to be at school selling bracelets on the side of the road. After almost an hour, we arrived at the main square and it is, to be honest quite desolate. The square is empty, everything is closed except the craft market and a small restaurant on the side, and 7 or 8 men carry out work on the whole square.

After a lapse of time, during which we go to the craft market, a small troupe arrives in the square in traditional clothes and local instruments and begins to play and dance in front of the tourists, who after a few dances, are invited to join the group. Which I did, of course! The dances follow one another and end. Dancers and musicians leave and our group heads to the small restaurant for the guide and the owner of the restaurant to explain the customs of the island.

To greet each other, the inhabitants of Taquile do not use their hands, we do not kiss each other, but we … Exchange of coca leaves! From bag to bag for men and from pocket to pocket for women after making the exchange, we eat the leaves received. If their taste is sweet, it is a friend, if not the relationship between the 2 people is not the best.

On Taquile, all men are expert weavers: their first job is undoubtedly one of the most important and it is …. A cap that announces the social situation: Single looking for no one, single looking for a partner or married. These caps are called chullos. And are also the scale of the level of expertise of young men. At the age of 15, we take their cap and fill them with water, if he lets the water through it is because the cap is of poor quality, otherwise it is a good sign, especially for the ladies, since the man has the duty to make his wife’s clothes. If he is a good weaver, he will also be a good dresser.

The cap is worn by all men on the island. If the base is colored and the top white, then the man is single. If the tip of the headgear is set back, it is because the owner is not looking for a companion. Children, for example, wear chullo. As a uniform but not looking for a companion. If the tip is on the right, the young man is looking for someone, and if it is on the left, then it is because he has already found someone but they are not yet married. If the cap is completely red, then the man is married. If he wears a hat, he is an important figure of the community, and finally if he wears a colorful cap and a hat, it is the president of the community.

When a couple gets married, the man must weave a belt made from the baby hair of the two future spouses. Meanwhile, the bride-to-be must weave a red belt with drawings representing all the elements she hopes to get out of this marriage: a family, a home, faith, health… At the wedding, the two parties are assembled and the man must wear the belt every day.
After this full of information, we were able to taste grilled trout (delicious) and we were able to get back on our way to another port, on the other side of the island. As I left I noticed that the small musical troupe remakes the show in front of a new group of tourists, the workers interrupting each time they pass. In short: everything for tourists.

Finally arrived at the port, return on the boat and 2 hours drive to Puno. Arrival around 4pm at the hotel where some surprises await us!

Retour à Puno / Back to Puno – 20.05

Enfin de retour à l’hôtel, nous nous rendons à la réception pour réinvestir nos lits respectifs dans la chambre partagée (avec 5 lits), mais, surprise !! La réservation de Laurine n’a pas été retenue ! Et l’hôtel est plein ! J’ai eu la chance d’avoir été une bonne pigeonne et d’avoir payé même la nuit où on était sur le lac, donc pas de problème pour moi, mais Laurine a dû changer d’hôtel après que nous avons eu pris rendez-vous pour aller manger ensemble le soir même avec d’autres personnes du groupe Titicaca et Federica ! La volontaire italienne de Mandor, qui est arrivée dans l’hôtel le jour où nous partions pour le tour. Dans son malheur, Laurine a eu de la chance, parce qu’il n’y a plus une goutte d’eau dans l’hôtel !!! Ni pour boire, ni pour prendre de douche, et non plus pour tirer la chasse d’eau, je ne vous raconte pas l’odeur !!!

Enfin bref, quelque peu incommodée par cette nouvelle, je rejoins mon lit et retrouve Federica, qui est dans la même chambre. Je fais également la connaissance d’Eres, aussi un compagnon de chambre, qui vient d’Israël et qui a directement voulu m’apprendre comment vivre au Pérou (ca fait grand max 2 semaines qu’il est au Pérou) et me partagé ses bons plan pour aller acheter de la qualité à prix réduit (Bon, il s’est clairement fait douillé, mais ca m’amuse trop de le laisser se croire incroyablement plus futé et important que nous autres pauvres mortels).  Ensuite, il me demande de deviner d’où il vient…. Facile : d’Israel, je lui dis (Son accent, son apparence et sa façon de parler, tout point dans cette direction). Monsieur a été outré que je ne dise pas Espagne, Italie ou Turquie. J’ai directement été mise dans la catégorie « raciste ».  Bon, ça fait toujours plaisir.

Après s’être vanté pendant au moins 15 min qu’une fille random lui a demandé une photo parce qu’il était trop beau (ses propres mots), nous avons décidé de sortir et d’aller à la station de bus, puisque Federica doit acheter ses billets pour aller le lendemain à Copacabana, et bien sûr, Eres décide de prendre les mêmes billets, au plus grand plaisir de Fede (non). Personnellement je reste en retrait, peu encline à lui faire la conversation, Fede le remarque et nous passons le reste du trajet jusqu’à la place principale à papoter de tout et de rien pendant que Môssieur guide le chemin (et se perd, mais ça il ne l’avouera pas, parce qu’il connait tellement bien la ville).

Nous retrouverons donc Kafei et j’ai-oublié-son-nom (deux personnes du groupe Titicaca) et Laurine qui arrive en retard parce qu’elle a aidé une Française qui ne trouvait pas son hôtel et qui nous rejoindra dans la soirée. Une autre compagne de chambre, française elle aussi, nous rejoint également au restaurant. La petite table de 3 s’est rapidement transformée en grand tablée de 8 personnes. Nous sommes rentrés dans un restaurant que Kafei veut essayer et nous montons à l’étage où se trouvent les tables plus grandes. Eres trouve vite que l’air n’est pas respirable (une petite odeur provenant du four en dessus), nous changeons donc d’endroit. Tout le monde arrive et commande et, de nouveau, l’air ne convient pas à un emmerdeur de première (qui a bien expliqué à tout le groupe à quel point je suis raciste !). Et il va faire chier le personnel du restaurant pour avoir une table près de la porte, où il caille sévère, mais tout le monde en ayant marre de ces gamineries décide que ça fera l’affaire. Les plats arrivent, on commence à manger, mais le plat d’Eres n’est pas assez chaud, la limonade est trop sucrée et les prix sont trop hauts pour lui, pôve chou (ca se sent que je l’apprécie pas trop ?).

Bref, malgré ce petit désagrément, nous passons une bonne soirée, qui se termine par tout le monde qui rejoint son hôtel.  

Finally back at the hotel, we go to the reception to reinvest our respective beds in the shared room (with 5 beds), but, surprise !! Laurine’s reservation was not accepted! And the hotel is full! I was lucky enough to have been a good pigeon and to have paid even the night we were on the lake, so no problem for me, but Laurine had to change hotels after we made an appointment to eat together the same evening with other people from the Titicaca and Federica group! The Italian volunteer from Mandor, who arrived at the hotel the day we were leaving for the tour. In his misfortune, Laurine was lucky, because there is no longer a drop of water in the hotel !!! Neither to drink, nor to take a shower, and no longer to flush the toilet, I do not tell you the smell !!!

Anyway, somewhat inconvenienced by this news, I go back to my bed and find Federica, who is in the same room. I also meet Eres, also a roommate, who comes from Israel and who directly wanted to teach me how to live in Peru (it’s been a big 2 weeks that he is in Peru) and shared with me his good plan to go buy quality at a reduced price (Well, he was clearly defiled, but it amuses me too much to let him think he is incredibly smarter and more important than us poor mortals). Then he asks me to guess where he came from…. Easy: from Israel, I tell him (His accent, his appearance and his way of speaking, any point in this direction). Sir was outraged that I did not say Spain, Italy or Turkey. I was put directly in the “racist” category. Well, it’s always fun.

After boasting for at least 15 min that a random girl asked him for a picture because he was too handsome (his own words), we decided to go out and go to the bus station, since Federica has to buy her tickets to go the next day to Copacabana, and of course, Eres decides to take the same tickets, much to Fede’s delight (no). Personally I stay in the background, reluctant to talk to him, Fede notices him and we spend the rest of the journey to the main square chatting about everything and nothing while Môssieur guides the way (and gets lost, but he will not admit it, because he knows the city so well).

So we will find Kafei and I have forgotten her name (two people from the Titicaca group) and Laurine who arrives late because she helped a French woman who could not find her hotel and who will join us in the evening. Another roommate, also French, also joins us at the restaurant. The small table of 3 quickly turned into a large table of 8 people. We went back to a restaurant that Kafei wants to try and we go upstairs where the larger tables are. Eres quickly finds that the air is not breathable (a small smell coming from the oven above), so we change places. Everyone comes in and orders and, again, the tune is not suitable for a first-rate scumbag (who explained to the whole group how racist I am!).

And he’s going to piss off the restaurant staff to have a table near the door, where he quails severely, but everyone fed up with these gamineries decides that it will do. The dishes arrive, we start eating, but the dish of Eres is not hot enough, the lemonade is too sweet and the prices are too high for him, poor little thing (does it show that I do not appreciate him too much?).

In short, despite this small inconvenience, we spend a good evening, which ends with everyone who joins his hotel.

De Puno à Arequipa / From Puno to Arequipa – 21.05

Le lendemain, vers 5h du mat, notre pôve petit chou a veillé à ce que nous n’arrivions pas en retard pour le petit déjeuner en mettant un réveil à fond. En effet, vous vous souvenez des billets de bus pour Copacabana ? Le départ est à 7h et Fede et lui veulent se rendre à pied à la station de bus (à peu près 25 min). Je dis au revoir à Fede et retourne me coucher jusqu’à 6h où la 2 ème française de la chambre part elle aussi pour une excursion. N’arrivant pas à me rendormir, je descends prendre mon petit déjeuner avec elle et nous discutons jusqu’à son départ, vers 8h. Je retourne dans mon lit avec l’espoir de pouvoir bouquiner un peu, mais pas moyen : La femme de chambre arrive et me fait comprendre que je la gêne dans son travail. Mon bus pour Arequipa partant vers 10h, je fais mon sac, prend un taxi et me rends à la station de bus.

Là-bas j’attends plus d’une heure, monte dans mon bus et m’endors presque directement.

Le voyage dure 7h. Vers 17h et quelques, j’arrive à Arequipa et franchement ! Ça fait plaisir d’être ici !! J’aime beaucoup cette ville ! J’arrive à l’hôtel Way Kap, que je recommande, pose mes affaires et repars me prendre un café au Starbucks (on ne juge pas ! je suis coincée dans la jungle la plupart du temps !) et je passe au McDo pour le repas du soir. Après avoir flâné dans le centre pendant quelques heures je rentre à l’hôtel pour ne plus en ressortir.

Dans le prochain épisode du Pérouple : Du drame ! Des nerfs qui craquent ! De la picole ! Des retournements de situation ! Des gaufres ! Bientôt sur Loulou in Peru !

The next day, around 5am, our poor little thing made sure that we did not arrive late for breakfast by setting an alarm clock thoroughly. Indeed, remember the bus tickets to Copacabana? The departure is at 7am and he and Fede want to walk to the bus station (about 25 min). I say goodbye to Fede and go back to bed until 6am when the 2nd French in the room also leaves for an excursion. Not being able to go back to sleep, I go down to have my breakfast with her and we talk until she leaves, around 8am. I go back to my bed with the hope of being able to read a little, but not average: The maid arrives and makes me understand that I am embarrassing her in her work. My bus to Arequipa leaving around 10am, I pack my bag, take a taxi and go to the bus station.

There I wait more than an hour, get on my bus and fall asleep almost directly.

The trip lasts 7 hours. Around 5pm and a few, I arrive in Arequipa and frankly ! It’s nice to be here !! I really like this city ! I arrive at the Way Kap Hotel, which I recommend, put down my things and go back for a coffee at Starbucks (we don’t judge! I’m stuck in the jungle most of the time !) and I go to the McDo for the evening meal. After strolling through the center for a few hours I return to the hotel to not leave.

In the next episode of Peruple: Drama! Nerves that crack! Picole! Reversals of the situation! Waffles! Soon on Loulou in Peru!